Les amortissements
Par Jean-Louis VIVENS
N.B. : A partir du 1er janvier 2005, les règles comptables
ont été modifiées par l'intégration dans le PCG du nouveau règlement
sur "la définition, la comptabilisation et l'évaluation des actifs".
Les conséquences en sont présentées dans les fiches relatives aux nouvelles
normes.
1. Définition - Amortissement variable
2. Amortissement linéaire
3. Amortissement dégressif
4. Amortissement dérogatoire
5. Obligations de l'entreprise en matière
d'amortissements
6. Aspect fiscal de l'amortissement
7. Extraits des textes officiels
8. Pour aller plus loin...
Applications téléchargeables
sur les amortissements 2005 - par Jean-Louis VIVENS
- Présentation
pédagogique (xls 67 Ko)
- Applications
niveau Bac professionnel + corrigé
(xls 89 Ko+ 62 Ko)
- Applications
pour aller plus loin + corrigé
(xls 107 Ko + 96 Ko)
Application portant sur les travaux comptables d'inventaire
(mai 2007).
2 versions :
- une version
"bac professionnel" (xls - 141 Ko) + corrigé
- une
version "pour aller plus loin" (xls - 104 Ko) + corrigé
Application portant sur les modifications apportées
en 2008, dans la liasse fiscale, à l'imprimé n°2055
concernant les amortissements (mai 2008).
2 versions :
- une version
"bac professionnel", qui respecte les limites du référentiel
concernant l'amortissement dérogatoire +
corrigé
- une version
"pour aller plus loin", qui applique intégralement
les prescriptions comptables et fiscales + corrigé
1. Définition – Amortissement
variable
L'amortissement d'un actif est la répartition
systématique de son montant amortissable en fonction de son utilisation.
Le plan d'amortissement est la traduction de
la répartition de la valeur amortissable d'un actif selon le rythme
de consommation des avantages économiques attendus en fonction
de son utilisation probable.
Le mode d'amortissement est la traduction du
rythme de consommation des avantages économiques attendus de l'actif
par l'entité.
ex. : achat d’une
machine 18 000 € H.T. le 15/4/2008, mise en service le 20/4/2008. Exercice
comptable du 1/1 au 31/12 chaque année. Durée de vie de la machine :
5 ans. La machine devrait permettre de fabriquer 100 000 pièces
sur sa durée de vie, selon le rythme prévisionnel suivant : 12 000
pièces en 2008, 18 000 en 2009, 22 000 en 2010, 25 000
en 2011et 23 000 en 2012.
Tableau d’amortissement variable
|
Exercice comptable
|
Annuité
|
Cumul d’amortissement
|
Valeur nette comptable
|
|
2008
|
18 000 x
12 000 / 100 000
= 2 160
|
2 160
|
18 000 - 2
160 = 15 840
|
|
2009
|
18 000 x
18 000 / 100 000
= 3 240
|
2 160 + 3 240
= 5 400
|
18 000 - 5
400 = 12 600
|
|
2010
|
18 000 x
22 000 / 100 000
= 3 960
|
5 400 + 3 960
= 9 360
|
18 000 – 9
360 = 8 640
|
|
2011
|
18 000 x
25 000 / 100 000
= 4 500
|
9 360 + 4 500
= 13 860
|
18 000 - 13
860 = 4 140
|
|
2012
|
18 000 x
23 000 / 100 000
= 4 140
|
13 860 + 4
140 = 18 000
|
18 000 - 18
000 = 0
|
2.
Amortissement linéaire
Appelé aussi amortissement
constant, il est considéré comme identique tout au long de la durée
de vie du bien. Son montant est calculé en appliquant chaque à la valeur
d’origine (valeur d’acquisition) un taux linéaire :
|
Taux linéaire =
100 / durée de vie
|
L’amortissement linéaire
débute au jour de mise en service du bien.
1ère annuité :
la 1ère année de possession du bien, le montant de l’annuité
d’amortissement est calculé proportionnellement au temps d’utilisation
du bien, selon la durée écoulée entre la date de mise en service et
la date de fin d’exercice comptable (durée appelée «prorata temporis»)
:
Même ex. : achat
d’une machine 18 000 € H.T. le 15/4/2008, mise en service le 20/4/2008.
Exercice comptable du 1/1 au 31/12 chaque année. Durée de vie de la
machine : 5 ans
1ère annuité
= 18 000 x 100 / 5 x 250 / 360 = 2500 (prorata du 20/4/2008 au 31/12/2008)
N.B. : l’administration
fiscale admet les 2 modes de calcul pour le prorata temporis : 30 jours
par mois et 360 jours par an, ou nombre de jours réel par mois et 365
jours par an
dernière annuité :
la 1ère annuité étant partielle, elle est complétée par une
annuité supplémentaire en fin de vie. Ici par ex. l’année 2013 on aura
une annuité complémentaire de : 18 000 x 20% x 110 / 360
= 1 100
Tableau d’amortissement linéaire
|
Exercice
comptable
|
Annuité
|
Cumul d’amortissement
|
Valeur nette
comptable
|
|
2008
|
18 000 x 20%
x 250/360 = 2 500
|
2 500
|
18 000 - 2
500 = 15 500
|
|
2009
|
18 000 x 20%
= 3 600
|
2 500 + 3 600
= 6 100
|
18 000 - 6
100 = 11 900
|
|
2010
|
18 000 x 20%
= 3 600
|
6 100 + 3 600
= 9 700
|
18 000 - 9
700 = 8 300
|
|
2011
|
18 000 x 20%
= 3 600
|
9 700 + 3 600
= 13 300
|
18 000 - 13
300 = 4 700
|
|
2012
|
18 000 x 20%
= 3 600
|
13 300 + 3
600 = 16 900
|
18 000 - 16
900 = 1 100
|
|
2013
|
18 000 x 20%
x 110/360 = 1 100
|
16 900 + 1
100 = 18 000
|
18 000 - 18
000 = 0
|
3.
Amortissement dégressif
C’est une faculté accordée
par l’administration fiscale, permettant d’amortir plus vite les biens
en début de vie, par application d’un coefficient multiplicateur au
taux linéaire :
|
Taux dégressif
= Taux linéaire x coefficient
|
Le coefficient est lui-même
fonction de la durée de vie, et a changé pour les biens acquis à partir
du 1/1/2001 :
|
Durée de vie
|
Coefficient dégressif (biens acquis
avant le 1/1/2001)
|
Coefficient dégressif (biens acquis
après le 1/1/2001)
|
|
3 et 4 ans
|
1.5
|
1.25
|
|
5 et 6 ans
|
2
|
1.75
|
|
Plus de 6 ans
|
2.5
|
2.25
|
L’amortissement dégressif
débute au 1er jour du mois d’acquisition du bien.
Mode de calcul
Le calcul de l’amortissement
dégressif présente des différences avec celui de l’amortissement linéaire
:
- la base de calcul
n’est plus la valeur d’acquisition, mais la valeur résiduelle après
amortissements antérieurs, ce qui explique que les annuités diminuent
progressivement, et sont donc dégressives ;
- ce type de calcul
ne permettrait jamais de s’arrêter, car il existe toujours une valeur
résiduelle. Aussi, pour respecter la durée d’amortissement, au bout
d’un certain temps on abandonne l’amortissement dégressif par l’amortissement
linéaire lorsque le taux dégressif devient inférieur au taux linéaire
calculé sur la durée restante.
Tableau
d’amortissement dégressif
pour
le même exemple que précédemment : ( achat d’une machine 18 000
€ H.T. le 15/4/2008, mise en service le 20/4/2008. Exercice comptable
du 1/1 au 31/12 chaque année. Durée de vie de la machine : 5 ans)
taux dégressif = taux linéaire x coef. dégressif = 20 % x 1,75
= 35 %
|
Exercice
comptable
|
Comparaison linéaire
|
Amortissement dégressif
|
| Durée restante |
Taux |
|
|
|
|
2008
|
5
|
20 %
|
18 000 x 20% x 1,75
x 9/12
= 4 725
|
4 725
|
18 000 - 4 725
= 13 275
|
|
2009
|
4
|
25 %
|
13 225 x 35 %
= 4 646,25
|
4 725 + 4 646.25
= 9 371,25
|
18 000 - 9 371,25
= 8 628,75
|
|
2010
|
3
|
331/3 %
|
8 628.75 x 35 %
= 3 020,06
|
9 371,25 + 3 020,06
= 12 391,31
|
18 000 - 12 391,31
= 5 608,69
|
|
2011
|
2
|
50 %
|
5 608.69 x 50 %
=2 804,35
|
12 391,31 + 2 804,35
= 15 195,66
|
18 000 - 15 195,66
=2 804,34
|
|
2012
|
1
|
100 %
|
2 804,34 x 100 %
= 2 804,34
|
15 195,66 + 2 804,34
= 18 000
|
18 000 - 18 000
= 0
|
4.
Amortissement dérogatoire
C’est
l’amortissement ne correspondant pas à l’objet normal d’un amortissement
pour dépréciation et comptabilisé en application de textes particuliers
(PCG 322.2). Il correspond à l’excédent d’amortissement comptabilisé
par application des règles fiscales par rapport aux amortissements techniques
(économiquement justifiés). Il résulte d’un amortissement fiscal plus
rapide que l’amortissement comptable au début de l’utilisation du bien
en raison :
- soit d’une durée d’utilisation réelle supérieure à la
durée d’usage admise par l’administration fiscale
- soit de l’existence d’une valeur résiduelle en comptabilité,
qui fait que l’amortissement comptable est calculé sur la valeur d’acquisition
diminuée de la valeur résiduelle, alors qu’en fiscalité on ne tient
pas compte de cette valeur résiduelle
- soit de l’utilisation
de l’amortissement dégressif sur le plan fiscal,
- soit de la pratique
d’un amortissement exceptionnel sur certains types de biens dont l’administration
fiscale souhaite encourager l’utilisation (logiciels, matériels destinés
à économiser l’énergie, investissements en faveur de l’environnement).
Comptablement parlant,
l’amortissement économiquement justifié est comptabilisé de façon habituelle
(Dt 6811X et Ct 28XX) et l’amortissement dérogatoire en provisions réglementées
(Dt 68725 et Ct 145 en début de vie du bien ; Dt 145 et Ct 78725
ensuite, pour reprendre et solder l’amortissement dérogatoire lorsque
l’amortissement linéaire devient supérieur à l’amortissement dégressif
ou exceptionnel).
En cas de cession, pour
le calcul de la plus ou moins value fiscale, la valeur nette comptable
doit être diminuée de la valeur de la provision pour amortissement dérogatoire
non encore apurée à la cession.
N. B. : à l’heure
actuelle l’amortissement dérogatoire n’est pas au référentiel des élèves
de baccalauréat professionnel.
Voir schéma
Ex. : acquisition le 18 février 2008 d’un logiciel
de gestion pour 900 € HT. Celui-ci bénéficie de l’amortissement exceptionnel
à 100% sur 12 mois (départ au 1er jour du mois d’acquisition)
Mise en service de l’ensemble : le 20/02/2008
|
Années
|
Amort. éco.
justifié
(linéaire)
|
Amort. exceptionnel
(fiscal. autorisé)
|
Amort. dérogatoire
|
| |
Dotation
|
Cumul
|
V. N. C.
|
Dotation
|
Cumul
|
V. N. C.
|
Dotations
|
Reprises
|
|
2008
|
156,00 *
|
156,00
|
744,00
|
825,00 **
|
825,00
|
75,00
|
669,00
|
|
|
2009
|
180,00
|
336,00
|
564,00
|
75,00
|
900,00
|
0,00
|
|
105,00
|
|
2010
|
180,00
|
516,00
|
384,00
|
|
|
|
|
180,00
|
|
2011
|
180,00
|
696,00
|
204,00
|
|
|
|
|
180,00
|
|
2012
|
180,00
|
876,00
|
24,00
|
|
|
|
|
180,00
|
|
2013
|
24,00
|
900,00
|
0,00
|
|
|
|
|
24,00
|
| |
|
|
|
|
|
|
669,00
|
669,00
|
|
* 900 x20% x312/360
|
(les logiciels acquis sont amortis à partir du jour
d'acquisition (et non de mise en service))
|
|
** 900 x100% x 11/12
|
(amortissement exceptionnel à partir du 1er jour
du mois d'acquisition)
|
5. Obligations de l'entreprise en matière d'amortissements
Les entreprises doivent pratiquer l’amortissement de leurs
immobilisations, et ce même si les résultats de l’exercice comptable
sont déficitaires. Elles doivent pour cela suivre le plan d’amortissement
établi à l’acquisition ou la création des immobilisations, sauf si une
modification significative des conditions d’utilisation des biens justifie
la révision du plan d’amortissement (décret comptable du 29/11/1983
– art. 8).
6. Aspect fiscal de l'amortissement
La déductibilité des amortissements est soumise à des conditions
de forme et de fond :
Conditions de forme :
- inscription en comptabilité (art. 39.1.2
du C. G. I.)
- récapitulation sur l’état 2055N (réel normal) ou 2033 (régime simplifié)
Conditions de fond :
- biens somptuaires exclus
- véhicules de tourisme : déductibilité des amortissement limitée à
un plafond de calcul de 18 300 € depuis le 01/01/2002, et 9 900
pour les véhicules polluants (plus de 200g/km de CO²) acquis
à partir du 01/01/2006.
Pour être déductibles, les amortissements doivent donc normalement
être comptabilisés durant l’exercice comptable correspondant. Si les
amortissements ont été différés sur le plan comptable, la situation
sur le plan fiscal est différente selon les cas et peut se traduire
par des amortissements définitivement non-déductibles (amortissements
irrégulièrement différés) ou déductibles ultérieurement (amortissements
régulièrement différés). On pouvait également rencontrer le cas d’amortissements
réellement pratiqués comptablement, mais réputés différés sur le plan
fiscal. Depuis le 01/01/2004 (et la possibilité du report en avant du
déficit en avant du déficit ordinaire sans limitation de durée, alors
que le délai maximum du report en avant était auparavant de 5 ans),
cet amortissement réputé différé en période déficitaire est supprimé
(NB : l’amortissement différé (régulièrement ou irrégulièrement)
est hors référentiel Baccalauréat professionnel).
7. Extraits des textes officiels
Code de Commerce
Article L123-20 : Même en cas d'absence ou d'insuffisance
du bénéfice, il doit être procédé aux amortissements et provisions nécessaires.
Plan comptable général (extraits)
311-5 Même en cas d'absence ou d'insuffisance de bénéfices, il
est procédé aux amortissements et dépréciations nécessaires.
322-1
1. Un actif amortissable est un actif dont l'utilisation par l'entité
est déterminable.
2. L'utilisation pour une entité se mesure par la consommation des avantages
économiques attendus de l'actif. Elle peut être déterminable en termes
d'unités de temps ou d'autres unités d'œuvre lorsque ces dernières reflètent
plus correctement le rythme de consommation des avantages économiques
attendus de l'actif.
L'utilisation d'un actif est déterminable lorsque l'usage attendu de
l'actif par l'entité est limité dans le temps. Cet usage est limité
dès lors que l'un des critères suivants, soit à l'origine, soit en cours
d'utilisation, est applicable : physique, technique, juridique. Ces
critères ne sont pas exhaustifs.
Si plusieurs critères s'appliquent, il convient de retenir l'utilisation
la plus courte résultant de l'application de ces critères.
3. Le montant amortissable d'un actif est sa valeur brute sous déduction
de sa valeur résiduelle.
L'amortissement d'un actif est la répartition systématique de son montant
amortissable en fonction de son utilisation.
Le plan d'amortissement est la traduction de la répartition de la valeur
amortissable d'un actif selon le rythme de consommation des avantages
économiques attendus en fonction de son utilisation probable .
Le mode d'amortissement est la traduction du rythme de consommation
des avantages économiques attendus de l'actif par l'entité.
311-2
- (Règlements n° 2002-10 et 2003-07 du CRC) Lorsque des éléments
constitutifs d'un actif sont exploités de façon indissociable, un plan
d'amortissement unique est retenu pour l'ensemble de ces éléments.
Cependant, si dès l'origine, un ou plusieurs de ces éléments ont chacun
des utilisations différentes, chaque élément est comptabilisé séparément
et un plan d'amortissement propre à chacun de ces éléments est retenu.
Les éléments principaux d'immobilisations corporelles devant faire l'objet
de remplacement à intervalles réguliers, ayant des utilisations différentes
ou procurant des avantages économiques à l'entreprise selon un rythme
différent et nécessitant l'utilisation de taux ou de modes d'amortissement
propres, doivent être comptabilisés séparément dès l'origine et lors
des remplacements.
322-4
1. A la clôture de l'exercice, une dotation aux amortissements est comptabilisée
conformément au plan d'amortissement pour chaque actif amortissable
même en cas d'absence ou d'insuffisance de bénéfice.
2. L'amortissement d'un actif commence à la date de début de consommation
des avantages économiques qui lui sont attachés. Cette date correspond
généralement à la mise en service de l'actif.
3. L'amortissement est déterminé par le plan d'amortissement propre
à chaque actif amortissable tel qu'il est arrêté par la direction de
l'entité.
4. Lorsque l'utilisation, estimée lors de l'acquisition de l'actif comme
indéterminable, devient déterminable au regard d'un des critères cités
à l'article 322-1.2, l'actif est amorti sur l'utilisation résiduelle.
5. Le mode d'amortissement doit permettre de traduire au mieux le rythme
de consommation des avantages économiques attendus de l'actif par l'entité.
Il est appliqué de manière constante pour tous les actifs de même nature
ayant des conditions d'utilisation identiques.
Le mode linéaire est appliqué à défaut de mode mieux adapté.
Toutefois, les entreprises qui ne dépassent pas à la clôture, pour deux
des trois critères visés à l’article L.123-16 du code de commerce, les
seuils fixés par le point 2 de l’article 17 du décret n°83-1020 du 29
novembre 1983, peuvent, dans les comptes individuels, retenir la durée
d’usage pour déterminer le plan d’amortissement des immobilisations
non décomposables, sous réserve des conditions prévues aux articles
311-2 et 321-14-2.
6. Le plan d'amortissement est défini à la date
d'entrée du bien à l'actif. Toutefois, toute modification significative
de l'utilisation prévue, par exemple durée ou rythme de consommation
des avantages économiques attendus de l'actif, entraîne la révision
prospective de son plan d'amortissement. De même, en cas de dotation
ou de reprise de dépréciations résultant de la comparaison entre la
valeur actuelle d'un actif immobilisé et sa valeur nette comptable,
il convient de modifier de manière prospective la base amortissable.
322-5
1. L'entité doit apprécier à chaque clôture des comptes et à chaque
situation intermédiaire, s'il existe un indice quelconque montrant qu'un
actif a pu perdre notablement de sa valeur.
Lorsqu'il existe un indice de perte de valeur, un test de dépréciation
est effectué : la valeur nette comptable de l'actif immobilisé est comparée
à sa valeur actuelle.
2. Pour apprécier s'il existe un quelconque indice qu'un actif ait pu
perdre de la valeur, une entreprise doit au minimum considérer les indices
suivants :
Externes : valeur de marché, changements importants, taux d'intérêt
ou de rendement ;
Internes : obsolescence ou dégradation physique, changements importants
dans le mode d'utilisation, performances inférieures aux prévisions.
3. Si la valeur actuelle d'un actif immobilisé devient inférieure à
sa valeur nette comptable, cette dernière, si l'actif continue à être
utilisé, est ramenée à la valeur actuelle par le biais d'une dépréciation.
Toutefois, lorsque la valeur actuelle n'est pas jugée notablement, c'est
à dire de manière significative, inférieure à la valeur nette comptable,
cette dernière est maintenue au bilan.
La comptabilisation d'une dépréciation modifie de manière prospective
la base amortissable de l'actif déprécié.
4. Les règles relatives à l'évaluation des dépréciations lors de leur
première constatation s'appliquent à leur évaluation postérieure.
8. Pour
aller plus loin...
Lien
Fiche d’actualités : « Synthèse sur les modalités
d’amortissement selon les nouvelles normes comptables »
Bibliographie
Mémento Pratique comptable Francis Lefebvre 2009 (art. 1450 à 1799)
Mémento Pratique fiscal Francis Lefebvre 2008 (art. 850 à 948)
Revue Fiduciaire n° 311 de novembre 2004 (p. 3 à 63)
Revue Fiduciaire n° 313 de janvier 2005 (p. 8 à 15)
Revue Fiduciaire n° 320 de septembre 2005 (p. 31 à 50)
Revue Fiduciaire n° 325 de février 2006 (p. 55-56)
Revue française de la comptabilité n° 375 de mars 2005 (p. 34 à 40)
Bulletin officiel des impôts – Instruction 4 A-13-05 du 30 décembre
2005
©
Cerpeg décembre 2008